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3ème et dernière injection : une bonne dose de SOFT SKILLS.

17 février 2021 | Actualités

PLUS FORTS QUE PFIZER et ASTRAZENECA : NOTRE VACCIN EN 3 DOSES A ÉTÉ LIVRE EN 15 JOURS.

Notre première injection de vaccin  pour lutter contre la peur d’embaucher un vieux (Cf article du 4/02/2021 https://embauche-un-vieux.com/un-vaccin-100francais-pour-un-mal-100-francais-1ere-injection/) soulignait l’agilité nécessaire des Entreprises pour s’adapter et se réinventer.

La seconde injection (Cf article du 10/02/2021 https://embauche-un-vieux.com/2eme-injection-mets-des-paillettes-dans-ta-vie-kevin/) informait des possibilités qui s’offrent aux séniors pour s’adapter aux nouvelles donnes et évoquait d’autres alternatives d’épanouissement possibles hors du traditionnel CDI.

La dernière dose de rappel de ce jour conclue notre campagne de vaccination. Elle propose un trait d’union entre les attentes des recruteurs et des candidats séniors.

Impossible d’être passés à côté! On ne parle que de cela et particulièrement sur LinkedIn : les fameux Soft Skills!

C’EST QUOI EXACTEMENT?

La crise nous aura au moins apporté des mots plus doux. Tout devient plus doux aujourd’hui….les patates douces sont sur nos étals depuis quelques temps déjà, et maintenant se sont les compétences qui deviennent douces. C’est sûr que Soft skills c’est plus tendance que compétences douces ou compétences comportementales. Et pourtant : on vient de découvrir ce que certains ont en dispositions naturelles et que d’autres doivent travailler. C’est pourtant une donnée qui fait apparemment son chemin pour une valorisation différenciante des talents. Pas d’unanimité toutefois, car certains articles paraissent toujours sur un management fort, à l’ancienne quoi. Le Chef c’est celui qui sait prendre les décisions car sinon à force de trop de bienveillance on tombe dans  un consensus mou où rien n’avance. Pas de polémiques, chacun pose son modèle. Il est toutefois indéniable que le sujet est valorisé aujourd’hui. Ne pas le prendre en compte c’est passer à côté des attentes nouvelles d’un grand nombre d’entreprises.

Un article de Forbes de 2017 (lien ci-dessous) évoquait déjà le sujet, il synthétise les 15 compétences qui définissent généralement les soft skills.

Il en est une en particulier que nous souhaitons évoquer dans ces lignes, car la plus « floue » pour le béotien en matière comportementale, mais celle qui me semble la plus pertinente concernant l’employabilité d’un sénior dans l’entreprise : la fameuse intelligence émotionnelle. Pour résumer il s’agit de prendre le recul suffisant pour identifier ses émotions et celles des autres afin de ne plus les subir. Il est sous-entendu que l’on est plus efficace dans son travail si on dispose de cette compétence.

Si nous reprenons la définition de Julien Bouet dans l’article de Forbes :

L’intelligence émotionnelle
Terme à la mode, l’intelligence émotionnelle ou la gestion des émotions, est le fait de « partir du postulat qu’il est possible de prendre du recul et identifier ses émotions et celles des autres afin de ne plus les subir ».

Quoi de plus tentant par exemple que de répondre de façon cinglante lors d’une agression verbale dans le cadre du travail?…..et bien non, ce n’est pas la bonne méthode. On se calme, on analyse pourquoi on est agressé, on verbalise et on fait verbaliser son « interlocuteur-agresseur » et on trouve une solution qui fait avancer le dossier bloqué depuis 3 semaines et que l’on doit rendre pour le lendemain. L’utilisation de l’application du très zen « Petit Bambou » devrait aider, c’est sûr. Les exemples pourraient être si nombreux qu’il vaut mieux arrêter là, tout le monde aura compris le concept.

On peut imaginer qu’un candidat expérimenté aura acquis ces réflexes tout au long de sa carrière et posséder cette fameuse intelligence émotionnelle. La réflexion évoquée sur de nombreux articles évoquant le développement des soft skills ne pourraient-ils pas se résumer par une mise à profit de l’expérience situationnelle? Pour peu bien entendu que l’on ne tombe pas dans la caricature  du sénior peu enclin au changement et prompt à rappeler que tout était mieux avant. Mais à bien lire la définition ci-dessus, le postulat est bien de ne plus subir ses émotions et celles des autres. Quoi de mieux quand on les a déjà vécues? Seuls les masochistes redemandent des coups de bâton.

Les lecteurs de ces lignes auront raison de penser que le sujet est plus complexe, plus fin également que de réduire l’intelligence émotionnelle à la simple expérience professionnelle….et ils auront raison. Alors :

UN VŒUX FORMULE A L’ATTENTION DES ENTREPRISES QUI VALORISENT L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE

Au-delà d’idées aussi généreuses soit-elles, les entreprises ont besoin d’efficacité opérationnelle, souvent immédiate. Cette dernière devrait être exacerbée au sortir de la crise Covid car il y aura urgence à remettre en marche la machine économique. Alors si bien sûr on écarte les grincheux hermétiques aux changements, souhaitons que les profils séniors puissent mettre en avant leur vécu qui devrait faire écho par leur expérience à cette attente valorisée aujourd’hui à juste titre. Nombreuses sont les émotions auxquelles ils ont du faire face dans leur carrière, et nombreuses sont les réponses qu’ils ont sans doute trouvées. Il peuvent aisément les transmettre, les transposer, ou en imaginer de nouvelles. Vous valorisez ces compétences? Alors, ouvrez svp vos chakras d’intelligence émotionnelle pour ne pas écarter des candidatures séniors.

UN VŒUX A L’ATTENTION DES VIEUX QUI PENSENT TOUT SAVOIR SANS SE REMETTRE EN QUESTION

Au-delà d’un simple concept, les soft skills mentionnés dans cette article sont une opportunité pour valoriser son vécu. Le savoir, c’est déjà réussir à mettre en avant ces qualités qui aujourd’hui sont attendues des recruteurs ; c’est contribuer à son employabilité et mettre en avant son savoir-être en plus de son savoir-faire. Plus d’impasse là-dessus, les attentes sont fortes. Cela vaut la peine de réfléchir au sujet et de s’y préparer.

UN TRIPTYQUE GAGNANT

De l’agilité pour les entreprises, des schémas moins conventionnels pour les candidats séniors et des qualités humaines partagées, voilà de quoi contribuer à l’inclusion des séniors sur le marché de l’emploi. Évidemment, cela nécessite d’être vacciné contre la peur d’embaucher un vieux.

Les 15 Soft Skills À Maîtriser En Entreprise