Actus

du P.I.B. au B.I.N.

22 juillet 2021 | Actualités

NOUS RÂLONS EN PERMANENCE, C’EST CULTUREL

Notre modèle français d’insatisfaction et de défiance  permanente classe la France dans une moyenne basse de la mesure de la qualité de vie de l’OCDE. Notre note globale est de 6,5/10.  Si la satisfaction économique est au r.v., nous sommes insatisfaits sur nombres d’indicateurs plus subjectifs tels l’emploi, les compétences… https://www.oecdbetterlifeindex.org/fr/countries/france-fr/

CELA NE SEMBLE PAS ÊTRE LE MODÈLE GAGNANT

Doit-on se satisfaire d’être éternellement insatisfaits? Ce particularisme produirait (à priori) l’excellence créative et productive française. Si c’était était vrai cela se traduirait par des performances économiques exceptionnelles du pays.

Peut-on  enfin passer à autre chose ? A plus de consensus à la sauce Danoise ou Allemande dont les populations ne sont pas dans une défiance perpétuelle de leurs institutions et entreprises? Défendre notre sacro-sainte particularité de râleurs invétérés fait de moins en moins rire, et en tout cas ne semble pas permettre de réaliser un modèle économique gagnant en comparaison à d’autres grandes puissances.

PARADOXE D ESTERLING

Cet économiste théoricien de l’économie du bien-être met en évidence le fait qu’une fois qu’une société a atteint un certain seuil de richesse, la poursuite de son développement économique est sans influence sur l’évolution du bien-être moyen de sa population. Selon Easterlin l’évolution de ce bonheur est en réalité,  la corrélation relative avec celle de la richesse des membres les plus fortunés de la société. Bref, ce sont ces derniers qui sont les plus heureux, mais uniquement parce que l’augmentation de l’inégalité leur permet de progresser économiquement plus vite que le reste de la population. Mais alors concernant notre sujet de prédilection qu’est l’employabilité, faut-il en déduire que la mise à l’écart du marché de l’emploi des juniors et de séniors en France rassure le reste de la population qui s’estime non pas plus heureuse, mais moins malheureuse car l’emploi lui est plus accessible ?

DU P.I.B au B.I.N (Bonheur Intérieur Net**)

Le magazine « L’Expansion*» associé à un Think Tank (le CENV) canadien a mis en place un indicateur pour illustrer les travaux d’Easterlin.

La course à la croissance perpétuelle semble inéluctable même si elle épuise notre planète. Alors peut-on remplacer la mesure de performance du P.I.B par le B.I.N pour mesurer la performance des États ou à minima le sentiment de satisfaction de leurs concitoyens? Sans doute….si tous les pays adoptaient ce même modèle. Bref que de l’utopie pour un mieux vivre et mieux travailler ensemble. Ce partage peut sembler « mièvre » car chacun aspire à un meilleur confort matériel et c’est légitime. Toutefois, cela doit-il passer par l’exclusion de certaines catégories qui sans emploi risquent la paupérisation?

* https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/pour-les-francais-le-bonheur-c-etait-en-2001_1442180.html

** https://fr-academic.com/dic.nsf/frwiki/227471